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 Clyde Mac Lochlainn

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✟ Les Lames de l'Expiation ✟


Messages : 498
Date d'inscription : 30/10/2013

MessageSujet: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 12:32
Clyde Mac Lochlainn

Feat. Kotomine Kirei | Fate/stay night



Qui suis-je ? Voilà une bonne question. Je m'appelle Clyde Mac Lochlainn, j'ai 23 ans. Je suis écossais, né à Stirling. Aujourd'hui je suis un Civil, et mon métier est Prêtre. Du point de vue de la race, je suis un homme maudit qui cherche la rédemption *ton dramatique*. Sinon, je suis 'amoureux' de dieu et puisque tu es si curieux, sache que je porte une culotte de chasteté.



More about

And that's all you need to know...


◘ Je suis hanté. Par des victimes qui crient vengeance, me supplient d'éliminer leur bourreau. Pour atteindre la paix. Et monter au ciel.
◘ Le pire dans tout ça ? Elles ne connaissent jamais le nom de celui qui les a tué, et parfois même ignorent comment elles sont mortes. Et je suis sensé trouver comment les meurtriers, moi, hein ? Dites-moi.
◘ Bon, l'avantage, c'est que quand j'en tue un, le fantôme qui me hante par sa faute me fiche la paix. Sauf un. Mais lui, c'est particulier.
◘ Je fume. Je dirais même que je suis un vrai pompier accroc à la nicotine. Et oui, je sais, ça ne va pas avec la profession. Mais que voulez-vous, on change pas une équipe qui gagne !
◘ Les armes que j'utilise généralement sont des couteaux longs et fins que je coince entre mes doigts pour m'en faire des griffes. C'est très efficace, vous pouvez me croire.
◘ J'ai toujours une Bible sur moi. Enfin... Elle n'a de Bible que la couverture. En vérité, c'est un petit calepin sur lequel j'ai pris l'habitude de noter toutes les confessions qui me sont faites. Comme ça, j'ai toujours un moyen de pression pour le jour où on voudra me vendre à la police !
◘ Ah oui, et j'allais oublier... Il paraît que je suis sexy en none.


What do you see in your mirror ?

Mes erreurs passées qui me suivent comme mon ombre et me hantent en réclamant vengeance.


« Pardonnez-moi mon père, car j'ai pêché. »

Les mots trottaient dans ma tête comme un poème appris par cœur. Je les avais tant entendus, prononcés par ma mère à l'église chaque fois qu'elle avait laissé sa part d'ombre prendre le dessus sur son âme. Chaque fois qu'elle avait abusé de moi. Mais jamais ils n'avaient eu autant de sens à mes yeux qu'en cet instant, alors que je devais moi-même les prononcer. Jamais je n'en avais autant ressenti le poids jusqu'à présent, à l'étroit dans le confessionnal. Mais c'était ma seule chance d'échapper à l'enfer. Ma seule chance d'être pardonné.

« Dieu est miséricorde. Avouez, et il vous pardonnera. »

Je n'aimais pas cet endroit. L'église, tantôt parcourue de chants religieux, tantôt assourdissant par son silence. La voûte, incroyablement haute, qui venait vous rappeler à quel point vous étiez petit. Le faible éclairage, alimenté par les bougies et filtrant doucement au travers des vitraux. Mais ce qui me perturbait le plus dans ce lieu religieux se trouvait dans le confessionnal... Et dans l'impossibilité de voir celui qui nous portait conseil.

« Je n'ai pas l'habitude d'agir ainsi. Je veux dire... D'avouer quelque chose à un inconnu sans même voir son visage. »

J'hésitais à faire machine arrière. Le malaise était trop grand. Le silence qui s'ensuivit, pesant. Je pouvais sentir sa présence, assis derrière la fine paroi de bois qui nous séparait. Je pouvais parfaitement l'imaginer tendre l'oreille, attendre que j'en dise plus.

Et pourtant...

« Vous avez raison. Nous ne devrions pas garder cette distance avec nos fidèles. Mais vous pouvez concevoir que certains préfèrent conserver leur anonymat en de telles circonstances. »

Je ne pouvais démentir ses propos. Je le savais déjà. Il m'était tant arrivé de voir les choses sous cet angle, de préférer agir à l'abri des regards, loin de tout. Dans l'Anonymat. Mais certainement pas en de telles circonstances. Le secret que j'avais sur le cœur était bien trop lourd à porter. J'avais besoin de voir le visage de celui à qui j'allais le confier.

« Enfin, si vous préférez, je peux toujours faire disparaître cette barrière... »

Il y eût du bruit, comme si le prêtre cherchait quelque chose. Ou cachait quelque chose. A dire vrai, je ne sais pas. Puis, la surface percée qui nous séparait se souleva.

La première chose qui me frappa fut sa jeunesse. Je m'étais toujours imaginé les prêtres vieux, auréolés de cheveux blancs et illuminant presque la pièce par leur simple présence et leurs vêtements immaculés. Ils respiraient la bonté et la bienveillance. Comme ce prêtre âgé qui entrait dans le confessionnal peu avant qu'on s'y rende, ma mère et moi, quand j'étais bien plus jeune.

Lui, c'était différent.

« Cela vous convient-il ? »

« Ou... Oui. »

Il était jeune. Plutôt beau, j'imagine. Le teint pâle, mais je me disais qu'une telle chose devait être normale, pour un homme qui passait le plus clair de son temps enfermé dans une cathédrale aussi sombre. Il revêtait la tenue classique d'un prêtre. Intégralement blanche et bordée de dorures, une lourde croix dorée accrochée à son cou. L'écharpe écarlate qui reposait sur ses épaules jurait presque avec le reste de sa tenue. Mais ce n'était pas ce qui me perturbait le plus.

La proximité soudaine qui venait d'être établie entre lui et moi par la simple disparition d'une planche de bois me permit de mieux détailler son visage. Il avait la mâchoire carrée, encadrée par une chevelure brune épaisse en bataille qui lui donnait presque un air négligé en comparaison de ces hommes d'église dégarnis. Mais malgré tout, il dégageait vraiment quelque chose. Une prestance et une assurance qu'il m'avait été rarement possible de voir. Mais également un petit quelque chose qui me mettait mal à l'aise.

Il n'y avait pas eu d'échange. Il avait accepté mon silence et s'était mis à m'observer lui aussi. Mais j'ai su qu'il cherchait à me sonder au moment même où j'ai plongé mes yeux dans les siens. Dans cet abîme qu'étaient ses prunelles sombres, souligné par ses épais sourcils bruns. Et qui me prouvaient l’existence d'une certaine part d'ombre en lui.

Lui aussi avait peut-être connu la souffrance et l'horreur avant de s'engager dans les ordres. Son physique assez banal et cette révélation pour le moins déroutante avaient eu le don de me rassurer. De me faire moins voir le gouffre qui nous séparait, lui dans la lumière et moi dans les ténèbres.

Il était celui que je cherchais. Le prêtre à qui j'allais pouvoir confesser tous mes pêchers.

« La vérité, c'est que je... J'ai ôté une vie. »

L'homme ne parut pas surpris. Son expression était restée la même, impassible, me donnant presque froid dans le dos.

« Votre mère, n'est-il pas ? »

Mon cœur eût des ratés au moment même où il prononça ces quelques mots. Comment ? Comment avait-il seulement pu deviner la vérité aussi vite ? Après un aussi bref aveux ? Non, ce n'était pas cela. Son regard en disait bien long. Il savait. Avant même que je lui dise. Il savait que j'avais tué ma mère.

« Elle crie vengeance, vous savez ? »

Un frisson me parcourut l'échine tandis que mes yeux pleins d'effroi restaient fixés sur lui. Toujours aussi froid. Toujours aussi impassible.

« Co... Comment le savez-vous ? »

Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres, et son regard perdit toute trace de compassion.

« C'est elle qui me l'a dit. »



Because everyone is different...

Ne vous fiez surtout pas aux apparences... Un prêtre n'est pas toujours bienveillant.


« C'est elle qui me l'a dit. »

Les derniers mots qu'il avait prononcés se répétaient inlassablement dans mon esprit. Ils m'avaient laissé une étrange impression, comme un arrière-goût désagréable dont on n'arrive pas à se défausser. L'impression que ma mère était là, toute proche, alors que je savais très bien qu'une telle chose était impossible. Je l'avais bel et bien vue, immobile dans le cercueil avant qu'on ne le referme et le mette en terre.

Mais surtout l'impression que ce prêtre ne m'avait pas tout dit. Qu'il avait vraiment vu cette femme à mon insu. Qu'il avait préféré m'effrayer plutôt qu'exaucer mon souhait ardent d'être pardonné par le tout puissant. Chose qu'il avait manifestement réussi à accomplir.

« C'est elle qui me l'a dit. »

C'est précisément parce que je l'ai cru que je me suis enfui du confessionnal, puis de l'église. Je n'ai même pas eu la force de soutenir son regard, ou de lui répondre. L'expression intimidante qu'il avait affichée au moment de prononcer cette phrase, cette simple petite phrase, m'en avait dissuadé.

Qui était-il ? Avait-il vraiment entendu ma mère lui annoncer la cause de son décès ? Lui avait-elle vraiment dévoilé mon identité ? Voyons, c'était insensé.

Ce prêtre n'avait finalement rien de bon en lui. Je l'avais cru compatissant et bienveillant, tout en étant plus proche de moi que l'ensemble du clergé. Mais tout n'était que façade. Un masque dont il pouvait conserver l'illusion à merveille. Jusqu'à ce qu'il le laisse brutalement tomber pour mieux vous toucher. Comme s'il ne s'agissait que d'un jeu pour mieux tromper.


Était-il vraiment prêtre ? Je commençais à en douter.


Dans ma précipitation, j'avais laissé mes pas me conduire dans une ruelle à l'écart de la foule. Ce ne fut que quand il était trop tard que je me rendis compte de la supercherie. Que ce n'était pas une ruelle, mais une impasse. Et qu'il était derrière moi.

J'ai entendu le bruit de ses pas. J'ai su que c'était lui. Avant même de me retourner. Avant même de voir son visage. Parce que j'avais ressenti la menace dans ses dernières paroles. Ce n'était pas fini. Cela ne faisait que commencer. Voilà ce que m'avaient dit ses yeux.

Ce que mon esprit avait compris, mes pupilles le lui confirmèrent la minute qui suivit. Je reconnaissais ce visage carré. Cette absence d'émotion apparente. Bon sang, mais ne pouvait-il pas exprimer quelque chose sur ce visage de marbre ? S'il n'y avait eu l'éclat ardent de ses iris, je n'aurais jamais ressenti tout le reproche et le dégoût qu'il me renvoyait.

Tu feras ressentir aux fidèles ta bienveillance. Tu veilleras sur eux et resteras un saint à leurs yeux.
Il ne semblait être que rancœur à mon égard. Comme si c'était à sa propre vie que j'avais attenté. Comme si j'avais éliminé l'un de ses proches. Et sa dégaine en disait bien long sur ses intentions. Il avait quitté son costumes ecclésiastique pour revêtir une tenue plus commune, ressemblant néanmoins à une soutane. Seuls quelques indices témoignaient véritablement de son rang : des croix rouges brodées sur ses double-manches, ainsi que la croix en or qui n'avait pas quitté son cou. Il avait même une cigarette, coincée étroitement entre ses lèvres.

Tu ne fumeras point. Tu ne te laisseras pas aller au plaisir et vivras dans la pauvreté avec ce que la vie te donnera.
Mais ce qui jurait vraiment avec le reste étaient les trois longs couteaux qu'il tenait dans sa main droite. Des lames qui n'étaient là que dans un seul but.

Tu ne porteras point d'armes.
Il allait me tuer. Je le sentais. Je le voyais. Ce qui allait complètement à l'encontre même de l'un des dix commandements. Mais il avait l'air de s'en moquer complètement. Il avait l'air d'ignorer tous les fondements même de ce qui faisait d'un prêtre un prêtre. Je le comprenais seulement maintenant. Il avait fait voler en éclat l'anonymat des confessions. Il portait une arme. Il fumait. Il semblait m'en vouloir pour un acte que je n'avais nullement commis envers lui-même. Et que je voulais expier. Dont je voulais me faire pardonner.

Tu honoreras mon nom.
Il agissait au nom du seigneur. Il était prêtre, et ses vêtements étaient comme une étiquette qui justifiaient chacun de ses actes et dont il abusait clairement. En réalité, il se contrefichait de la religion. Tout ce que son statut lui apportait, c'était un camouflage. Un moyen de mieux se rapprocher de ses futures victimes. De mieux se cacher aux yeux de la police.


Soudain, il se mit à bouger. A s'approcher de moi, comme pour mettre fin à mes réflexions, à mon analyse. Il ne s'arrêta qu'à quelques centimètres de mon visage, ses yeux plongés dans les miens. Comme s'il voulait me juger une dernière fois.

Il me fallait comprendre ses motivations. Les raisons de la haine sourde qui vibrait dans ses prunelles. Pourquoi moi ? Parmi toutes les personnes qu'il pouvait tuer, pourquoi m'avait-il choisi moi ? Il y avait pourtant plein d'autres pêcheurs. Des centaines d'autres meurtriers de par le monde.

« Pourquoi ? »

Tu aimeras, comme je t'ai aimé, toi parmi les hommes.
« Ce n'est pas seulement toi que je hais. Ce sont tous les meurtriers tels que toi qui m'envoient leurs victimes pour me hanter. »

Pour le hanter ?

« Et ta mère en est une de la pire espèce. Elle n'était même pas foutue de me dévoiler l'identité de son meurtrier. Tout ce qu'elle savait dire, c'était qu'il fallait que je la venge de son fils. Heureusement pour moi, tu es venu me voir et tu lui ressembles beaucoup. Je vais enfin pouvoir me débarrasser de ce putain de fantôme. »

Une fois le masque tombé, il devenait vulgaire. Sa véritable nature, je l'avais en face de moi. Ce n'était plus un prêtre bon et digne de confiance. Il n'irradiait plus ni bienveillance, ni compassion. Maintenant, il transpirait la haine. Il voulait se débarrasser de l'esprit d'une victime, alors il s'apprêtait à tuer pour accomplir son dernier souhait. Il était un vengeur qui aurait préféré ne pas avoir ce rôle. Ne jamais être désigné comme tel. Mais il n'avait pas le choix.

Alors, il finit par lever sa main aux lames effilées pour l'abattre sur moi. Mon regard resta fixé sur lui jusqu'au dernier moment. Pour contempler le visage de ma mort. Pour le graver au fin fond de mon être. Et que je me souvienne de lui après avoir poussé mon dernier soupire.

Tu ne tueras point.

Finalement, je crois bien que celui qu'il hait le plus au monde, c'est lui-même.




Note à l'intention des lecteurs :
Cette description morale ne relève que du point de vue d'une victime. Je vous laisse découvrir les autres aspects de sa personnalité par vous-mêmes ! Huhuhu~



Once upon a time...

Quand la main du seigneur ne peut pas sauver une âme perdue.



J'ai fini par m'éloigner du droit chemin. Par m'éloigner du seigneur à qui j'avais proclamé ma foi. J'ai créé un monstre. En donnant un mauvais conseil à un garçon dérouté. Possédé. Maudit. Et pourtant, je ne pensais que l'aider.

J'ignore ce qui a raté. J'ignore pourquoi il a pris cette direction emplie de pêchers tout en pensant œuvrer au nom du seigneur pour atteindre la rédemption et se défausser de cette damnation. Moi qui croyais lui avoir appris le véritable sens de la foi... Je me trompais.

Puisse-tu me pardonner, mon père. Je te promets de réparer cette erreur. Vois-le comme la preuve de ma créance et de mon désir de pardon. Je saurais le remettre dans le droit chemin. Je t'en fais la promesse.

Amen.


Tout a commencé quand je l'ai rencontré. Quand il est venu frappé à la porte de mon église, désespéré. J'ai d'abord cru à une mission divine. Que c'était dieu qui l'avait conduit jusqu'à moi pour me tester. Et sans doute avais-je raison. Mais le test, je l'ai raté en beauté.

Cet inconnu devenait complètement fou. Il semblait effrayé par quelque chose qui le suivait, mais que je ne voyais pas. Comme s'il était possédé. Une chose était sûre, il était au bord du gouffre. Prêt à commettre l'irréparable, une faute impardonnable, si jamais je ne pouvais pas l'aider : mettre fin à ses jours.

Il m'a clairement dit avoir tout essayé, absolument tout, pour fuir ce qui le poursuivait. Pour s'en débarrasser définitivement. Mais rien n'avait fonctionné. Nul ne l'avait cru. Et on avait même essayé de l'envoyer à l'asile.

Ce qui l'avait conduit jusqu'à moi tenait en un mot : exorcisme.

Ma renommée en la matière n'était plus à refaire. Oui, j'en avais pratiqué un grand nombre. Et oui, tous avaient fini tant bien que mal par être un véritable succès. Mon nom était arrivé jusqu'à ses oreilles par pur hasard alors qu'il s'apprêtait à baisser les bras. Puis le voilà venu m'implorer mon aide.

En soit, je n'étais pas contre l'idée de lui porter secours. Mais pour pratiquer une telle adjuration, il fallait de solides preuves... Et l'absence d'autre choix. C'est ce que j'ai tenté de lui expliquer. A travers la foi, il avait plus de chance de se débarrasser de ses démons. Bien plus qu'en usant de la violence d'un exorcisme. Et j'étais prêt à le convertir à ma religion s'il souhaitait prendre cette voie là.

Il a fini par accepter de me donner une chance, une seule, de l'aider de cette façon. Et en échange, j'ai du lui promettre de l'exorciser si cela venait à empirer.

C'est ainsi qu'il est venu vivre sous mon couvert. Clyde Mac Lochlainn. Tel était son nom.

***
Les jours qui suivirent, je l'ai observé. Je le voyais sans cesse à l’affût, ses pupilles élargies par la crainte, guettant inlassablement tout autour de lui. Comme s'il redoutait de voir surgir un monstre à tout instant. Et parfois, il se protégeait de ses mains et suppliait une entité inconnue de le laisser tranquille. Affirmant qu'il n'avait rien fait. Qu'il n'avait tué personne.

Je lui ai demandé ce qu'était cette malédiction. Tout ce qu'il m'a dit, c'est qu'un esprit le hantait. Criait vengeance en le pourchassant jours et nuits. Le traitant de  meurtrier. Lui faisant vivre un véritable enfer.

Il finissait par ne plus savoir différencier ce qui était réel de ce qui ne l'était pas, avec ces apparitions répétées. Et c'est en grande partie à cause de ça et parce qu'il parlait tout seul que les gens l'avaient pris pour fou.

Tout ce qu'il souhaitait, c'était que ce fantôme disparaisse. Pour qu'il puisse enfin vivre en paix.

Alors, j'ai fait ce que j'avais toujours fait. En tant qu’évêque, je lui appris le sens de la foi. Les prières, les psaumes. Tout ce qui pouvait l'aider à trouver un quelconque réconfort et les réponses à toutes ses questions.

Il se mit à prier. A assister aux messes que j'accomplissais. Quelque part, à force de vivre en croyant à quelque chose, ce garçon commença à aller mieux. J'ignore si c'était parce qu'il réussissait à ignorer cet esprit toujours présent à ses côtés ou s'il avait vraiment réussi à s'en débarrasser en s'ouvrant à dieu. Mais quoi qu'il en soit, il n'était plus sans cesse aux aguets. Il ne sursautait plus au moindre bruit. Plus détendu, j'ai même vu apparaître un sourire de temps à autres sur son visage.

Ma mission s'avérait être une réussite. Et une telle chose me comblait de joie. Mais si je pensais que la suite serait un jeu d'enfant, je me trompais fortement...


C'est au moment où tout allait mieux que les choses commencèrent à dégénérer. Alors qu'il était presque rétabli. Alors qu'un exorcisme semblait être inutile. On peut dire qu'il replongea. Dans sa folie. Entouré de démons que lui seul pouvait voir.

Je l'ai retrouvé recroquevillé dans sa chambre quelques temps plus tard, en train de jurer et d'insulter le vide de la pièce. Il n'y eut alors plus rien à faire. Il perdit confiance en la foi. Et la question d'un exorcisme revint sur le plateau.

Pourquoi un tel revirement ? C'est la question que je lui ai posée. Alors il m'a avoué avoir fait de son mieux pour ignorer l'entité qui le poursuivait depuis le début. Il m'a dit avoir presque réussi... Jusqu'à ce qu'un autre esprit se joigne à lui pour le tourmenter. Quelqu'un qui disait avoir été assassiné et qui voulait absolument que Clyde le venge.

Un aveux qui me laissa sans voix. C'était quelque chose que je n'avais jamais vu auparavant. D'ordinaire, quand je dois exorciser quelqu'un, il est vraiment possédé. Un être maléfique parle au travers de son corps, vocifère des obscénités et maudit le nom du seigneur. Lui, il n'avait aucun de ces symptômes. Il était juste tourmenté par des visions. Et je ne pouvais rien y faire. Je savais qu'un exorcisme ne fonctionnerait pas.

Mais s'il y avait un esprit auprès de lui, je pouvais toujours l'amener à parler.

Alors j'ai offert à Clyde la séance d'exorcisme qu'il me réclamait. Posant ma main sur son front, j'ai prononcé une prière et invoqué le démon qui le tourmentait, l'obligeant à parler à travers lui. Et ça a marché. Même beaucoup trop bien.

Le fantôme qui se trouvait avec nous depuis le début prit la parole. Et il m'apprit tout. Ce qui c'était passé entre lui et Clyde. Une partie de la vérité sur le passé du jeune homme que j'avais pris sous mon aile. Sur ce qu'il n'avait jamais voulu me dire.

***
La vérité, c'est que Clyde avait fricoté avec ce qu'il aurait mieux fait d'éviter. Je n'ai pu savoir si cela venait de ses fréquentations ou si l'idée était de lui-même. Mais le fait est qu'en jouant les informateurs, vivant en dehors des règles et revendant les renseignements récoltés à prix d'or, il avait fini par se mettre à dos des clans importants.

Et c'est alors qu'il tentait d'éviter les représailles des familles concernées avec un de ses amis que tout avait dégénéré. Des jeunes d'un des clans, dont celui qui me racontait toute l'histoire, avaient décidé de leur tendre une embuscade pour se venger par eux-mêmes. Tentant de semer leurs poursuivants dans une bâtisse abandonnée, Clyde et son compère avaient grimpé les étages. C'est alors que, d'une manière qui m'échappe, l'un des jeunes bascula par la fenêtre et se rattrapa de justesse... Mais il était incapable de remonter et ne pouvait malheureusement pas tenir longtemps.

Alors, en premier lieu, Clyde avait eu la bonne réaction. Il avait esquissé un mouvement pour l'aider à remonter. Il s'était apprêté à sauver son prochain. Par réflexe, sans doute. Et s'il était allé jusqu'au bout de son geste, il n'en serait certainement pas là aujourd'hui.

Car quelque chose l'a stoppé. Quelque chose, ou plutôt, quelqu'un. Une voix qui avait crié à son encontre :
« Clyde ! Ramène-toi ! Faut qu'on se casse et tout de suite ! Les autres arrivent ! »

Il avait hésité, puis était parti. Résultat, le jeune était mort en chutant, et les autres adolescents du clans avaient entendu son nom. Je suis persuadé que c'est l'un d'eux qui lui a lancé cette malédiction. Une fois qu'on a un nom, on peut faire de nombreuses choses...

Mais grâce à ce fantôme inconnu, je sais désormais tout. Condamné à être hanté par des victimes de meurtres volontaires ou non, voilà quelle est sa punition pour avoir laissé mourir quelqu'un qu'il aurait pu sauver. Telle est la malédiction du jeune Mac Lochlainn.

***
Quand Clyde avait repris possession de son corps, il se souvenait de tout. Il savait pourquoi il était maudit. Il avait également compris que ça ne s'arrêterait certainement pas à deux esprits...


Suite à la fin chaotique de l'exorcisme, qui n'avait comme prévu absolument pas marché, l'état de Clyde commença à se dégrader rapidement. Il devenait plus sombre, perdait espoir. C'était tout juste s'il acceptait d'entendre parler de religion. Il esquivait la messe, évitait même de me croiser dans le couloir pour ne pas entendre mes conseils.

Pourtant, je m'efforçais de lui apporter un peu plus de mon aide. Je tentais de lui donner des solutions. Un moyen pour apporter la paix aux âmes en peines qui le pourchassaient. La réponse qui me venait à l'esprit était pourtant si simple... Et le garçon s'était montré si doué et intéressé jusqu'à l'arrivée du deuxième fantôme.

Mais la foi avait disparue. La croyance n'était plus que stupidité pour lui.

Mon aide, il l'avait totalement refusée. Jusqu'à ce qu'un jour, je parvienne à lui souffler, juste avant de le voir disparaître à l'angle d'un couloir, mon ultime conseil.

« Si tu veux te défaire de ces esprits, il faut que tu te débarrasses avant tout de la source de tous leurs maux ! »

Un conseil qu'il a totalement compris de travers. Je ne l'ai réalisé que bien plus tard. Quand il réussit à retrouver le meurtrier d'une des victimes. Une fois qu'il était parvenu à se rapprocher de lui en se faisant passer pour un prêtre. Et qu'il l'avait éliminé pour de bon.

Il avait violé l'un des dix commandements. Celui qui interdisait formellement de tuer.

Et le pire, c'est qu'il n'en avait pas été troublé. Ça avait marché. Le fantôme l'avait remercié et avait disparu. C'était le principal. Voilà ce qu'il m'avait dit, presque soulagé, alors qu'il me remerciait pour cet excellent conseil. Et que je le regardais, complètement horrifié.

Le lendemain, il avait disparu.


Une suite à cette histoire, il y en a bien une. Mais je tiens à vous prévenir qu'elle n'est pas très glorieuse.

Pendant des années, j'ai tenté de retrouver sa trace. Je voulais à tout prix rattraper mon erreur et arrêter le monstre que, malgré moi, j'avais lâché dans le monde. Nul ne doit avoir le droit d'attenter à la vie d'autrui. Même si cette personne a commis le plus infâme des pêchers. C'est ce en quoi je crois.

Mais je n'ai jamais réussi à retrouver sa trace. Même en quittant l'Ecosse pour me rendre en Angleterre. Il s'était comme volatilisé... Jusqu'à aujourd'hui.

Il m'avait bien semblé reconnaître cette silhouette en soutane quitter une ruelle de la Capitale. Même s'il s'était étoffé et avait quelque peu grandi, cette démarche, je l'aurais identifiée entre mille. C'était bien lui. Le Clyde que j'avais connu et que je voulais toujours sauver.

Mais sa présence en un tel lieu avait attiré mes soupçons. Refrénant l'envie de le suivre pour ne pas le perdre de vue, je m'étais alors engagé dans l'impasse qu'il venait de quitter. Et le spectacle qui s'offrit à mes yeux était tel que je l'imaginais. Un cadavre baignant dans du sang.

Pauvre garçon. Il était pourtant si jeune. Qui a-t-il bien pu tuer pour finir ainsi ? J'ai peine à y songer. Puisse son âme être pardonnée par le seigneur et rejoindre le ciel.

Mais maintenant, je sais où se cache Mac Lochlainn. Il a décidé de continuer sa série de meurtres. Et plus que jamais, je me dois de l'arrêter.



Behind the Mask

Se cache une grande tarée


On te surnomme Yolooo ou Nespresso, what else et tu as 10101 ans. Tu seras présent [x/7 j], i.e je sais pas, ça dépendra des périodes. Pour terminer, ce que tu penses du forum est 42.
Et je dédie cette culotte de chasteté à Darren.


Dernière édition par Clyde Mac Lochlainn le Jeu 31 Oct - 16:44, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 14:04
waaah ça c'est un personnage bien sympa o/
... on pourra faire un concours de griffes nihéhéhéhé !
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Tonton La Déconne ~♫


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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 14:56
Oh Oui la culooooootte ! Je garde précieusement la clé dans ma petite popoche hohohoho /POUTRE/
Bon bah y a plus qu'à m'y mettre aussi hein XD



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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 16:00
» Switch : Merci pour le compliment \o Et ce combat de griffes, on se le fait quand tu veux Wink

» Darren : Oui, bon, le crie pas trop fort, j'ai pas envie que quelqu'un essaye de vérifier l'info ou de te piquer la clé... *sort* Et oui, file plutôt te mettre à ta fiche, toi, au lieu de dire des bêtises :p


EDIT : Et voilà, ma fiche est terminée et corrigée ♥


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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 17:41
Maiiiiis mais mais mais mais... Pourquoi tu veux que je cache notre amour si délicat et rempli de pétales de roses bleues ?! Cette chère clé avec un petit cœur dessus que je nettoie avec soin tous les dimanches pluvieux à 18h45 précise !

J'en suis fort bouleversé, je crois que je vais aller me mettre dans ce placard judicieusement placé derrière moi et y cultiver des champignons jusqu'à ce qu'on m'y retrouve en état de squelette avec une coupe afro et que je parte à ce moment là à la recherche du One Piece avec mon nouvel équipage de pirates !! /PARPAING + POUTRE + MUR + LOCOMOTIVE/

Bref, j'aime ta fiche, je me suis bien éclaté à lire l'histoire. Il ne reste plus à terminer la mienne et on est bon mon cher XDDD



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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Jeu 31 Oct - 21:21
OMG MDR Tu viens littéralement de me tuer avec tes deux premiers paragraphes xDDD J'arrive pas à m'en remettre là. Je sens qu'on va vraiment former un duo hors pair ! Rends mon Clyde un peu moins sombre, please 8D

Owiii ♥ Je suis contente que tu aimes la fiche ! Et j'ai vraiment hâte de voir ce que tu nous réserves pour la tienne *-*


Bref. Je crois qu'on va arrêter de flooder sur ma fiche, hein !


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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Ven 1 Nov - 1:35
Hop hop ! C'est pas bientôt fini le flood ? xD

Bref, rien à redire, je kiffe le perso, la fiche, bref...Validééé ! \o





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MessageSujet: Re: Clyde Mac Lochlainn   Ven 1 Nov - 12:50
Cool \o Merci pour la rapide validation (ou valide rapidation, comme j'allais taper). J'avoue que je m'attendais à ne l'être qu'à la fin du week end. Mais c'est parfait ♥

Et non, voyons, le flood ne se termine jamais... *-*

Bref ! Allons faire quelque chose de plus constructif, comme la fiche de liens, par exemple...


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Clyde Mac Lochlainn

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